La France, puissance athlétique mineure ? - 2
août 28th, 2009 by La Pépée
![]() Premiers élans sur un sautoir en cendrée, avec un tapis renforcé par des pneus et des sacs à patates remplis de kapok, à Montpellier, puis envol vers l'Arizona, terre promise de l'athlétisme. Sans Dominique Biau, les miens, les USA et une bonne dose d'insconscience, peut-être n'aurais-je pas traînées mes guêtres aussi longtemps sur les stades d'athlétisme. |
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Dans un sport aussi mondialisé que l’athlétisme (environ deux fois plus de pays participants qu’en judo, mais autant qu’en natation), le système français détonne, avec une pratique sportive scolaire et universitaire infime, un réseau d’infrastructures et de super structures usé, un maillage national troué comme un vieux tricot (tout sur Paris, presque rien en province et rien dans les Dom-Tom), et un développement du professionnalisme inexistant (formidables Brevets d’États qui ont éliminés les entraîneurs-nés “non formatés”, et ont amené sur les stades une armada de jeunes et moins jeunes à 8 euros de l’heure, chargés de l’entraînement des poussins aux seniors, du marketing, de la logistique, et du transport !).
Pourtant, Dieu (toujours le même) sait que Bernard (Amsallem) et ses pairs avaient relevé leurs manches en vue du mondial parisien en 2003, et les projets étaient nés, qui devaient réconcilier athlétisme et école, jeunes inorganisés et clubs. Les résultats avaient fait le reste, et les jeunes avaient afflué en masse dans les clubs, pour un temps limité, parce qu’il était souvent impossible de les encadrer, de les former.
Aujourd’hui comme hier, la réussite française est l’affaire de cellules entraîneurs-entrainés exceptionnelles, souvent au détriment de la vie personnelle.
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