On voudrait nous obliger à mêler sexe et sport pour que nos résultats affichent beau ? Moi je dis non ! Quoique... vu sous l'objectif du Stade Français, je pourrais me laisser convaincre finalement...
Ripaille, débauche et sport ont toujours fait bon ménage. Les trois larrons vont ensemble comme cheval et chariot, et ont donné au sport son vocabulaire fleuri.
On pénètre, on pointe, on tire, on transforme l’essai, on domine, on enfonce, on jaillit de la boîte, on tape dans les pneumatiques, on joue dans la cuisine, on a la main chaude, on se fait bâcher, on craque son short, on fait le canard ou la machine à laver (70ème figure du Kama Sutra ?), on baise la Fanny, on envoie le petit, on met une dynamite et parfois les mains sur les cocottes, on tourne les jambes et on pète la durite, on fait un bisou au fossé et on met le nez dans la luzerne. On met le nez à la fenêtre, et on a des traces de pneu sur la langue. On fait péter le bordel et on chasse la canette ; On fait le métier, on mouline et même on s’assoit dans la selle avant de prendre une georgette. On fait la virgule, la roulette, l’essuie-glace, le petit-pont ou l’aile de pigeon, et on tire une chandelle ou on envoie un missile. On joue la viande, on est à la cave et on fait chanter le cuir. On met la poignée dans le coin et on monte au grillage. On pointe l’étrave dans la plume, on mouille et on envoie une molle… Bref , le Petit Robert des Gros Musclés ne manque pas d’imagination et affole les hormones.
Démodée la grippe-tout-court, out la grippe aviaire, le nouveau poids de la peur sanitaire porte le doux nom de grippe A. Premier geste de prévention : la distenciation sociale… Bon, sinon, y’ la vaccination !
La semaine comme dit l’autre, l’information va trop vite ! Et même c’est tout le temps, à toute heure, que je m’emmêle les neurones sous l’amas de données servies en sashimis dès potron minet, sur mes ondes préférées.
J’essaie de gober une ou deux informations majeures, retenant qu’il vaut que je me décide à mettre mon fils sous Ritalin pour calmer sa belle mais incomprise énergie, lui qui jamais ne touche terre de l’instant où il a chaussé ses lunettes jusqu’au coucher, provoquant séismes, bris de glace et de pots de fleurs, et punitions par paquet de douze, malgré les 6 heures de sport hebdomadaire, les 5 fruits et légumes par jour, les fessées déconseillées par le corps médical, et les 12 heures de sommeil que y’a pas, t’y couperas pas mon fils, OM-PSG ou pas à la télé !
Samedi dernier, j’étais Place Vendôme avec les membres de l’association Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia (jeune Malien décédé en 2005 à l’hôpital de Colombes, six semaines après être tombé dans le coma pendant une garde à vue). Nous manifestions à deux enjambées de la place aux joailliers, et accessoirement du Ministère de la Justice, place qui nous était interdite d’accès par la police, au cas où nous aurions l’intention d’attaquer le ministère à coup de djembé.